Crédit immobilier : emprunter après 60 ans.
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vendredi, 19 février 2010

Crédit immobilier : emprunter après 60 ans.

Il peut y avoir de multiples raisons pour emprunter après 60 ans, c'est-à-dire aux environs de l'âge de la retraite. Rénover sa maison, acheter sa résidence principale ou une résidence secondaire, les seniors peuvent aussi avoir des projets pour eux-mêmes ou leurs enfants et avoir besoin de recourir à un emprunt pour les financer. Arrivés à la soixantaine, contracter un prêt immobilier peut s'avérer un parcours du combattant, l'âge pose encore et toujours des problèmes pour ce genre d'opérations. Les banques ne sont pas prêtes à prendre un risque non calculé et la souscription d'une assurance plus coûteuse pour les seniors est malheureusement incontournable.

Etant donné l'allongement de l'espérance de vie, une banque a aujourd'hui la quasi assurance qu'un ménage de 60/65 ans disposera du temps nécessaire au remboursement de son emprunt immobilier. sans compter que les seniors représentent un potentiel de clients non négligeables qui ne fera que croître. Les organismes prêteurs regardent plutôt favorablement le bon niveau de vie des jeunes retraités dont le risque de défaillance est moindre par rapport aux autres catégories d'emprunteurs. C'est l'âge à la dernière déchéance qui sera déterminante, l'âge limite étant pour la plupart des banquiers 80 ans voir 85 ans. Le taux de crédit immobilier n'est pas conditionné par l'âge de l'emprunteur, contracter un prêt à 40 ans ou 65 ans revient au même en terme de taux. La différence se fera sur 2 plans : d'une part le profil patrimonial de l'emprunteur et d'autre part le coût de l'assurance décès invalidité. Les biens que possèdent l'emprunteur pèseront dans la décision de la banque d'accorder ou non le prêt, le patrimoine acquis servant de garantie.

Pour tout emprunt immobilier, la banque réclamera la souscription à une assurance décès invalidité, et même si cette dernière n'est absolument pas obligatoire, aucun établissement bancaire n'accordera de prêt sans cette couverture. Calculée en fonction de l'âge et de l'état de santé, l'assurance crédit prend en charge le remboursement des mensualités en cas de défaillance de l'emprunteur résultant d'un décès ou d'une invalidité. Son coût augmente avec les risques, plus l'emprunteur sera âgé, plus la prime d'assurance sera élevée. Pour un taux moyen de 0,35% du montant emprunté pour un emprunteur dont l'âge ne dépasse pas 50 ans, l'assurance décès invalidité après 60 ans peut coûter le double et aller jusqu'à 3% dès 70 ans. Si votre état de santé est dégradé, les coûts de l'assurance peuvent être prohibitifs. La banque exigera un questionnaire de santé qu'elle soumettra à la compagnie d'assurance qui validera l'acceptation du dossier et définira la prime d'assurance.

La banque aura tendance à proposer son propre produit d'assurance, sachez que vous n'êtes pas obligé de l'accepter. Vous pouvez dans ce cas avoir recours à la délégation d'assurance pour faire jouer la concurrence. Vous pouvez aussi faire appel à un courtier qui fera le tour des banques à votre place et négociera au mieux votre taux de crédit et la prime d'assurance. Il sera rétribué en pourcentage du montant du prêt s'il décroche l'acceptation du dossier. Vérifiez bien que le surcoût engendré par l'assurance décès invalidité ne fasse pas exploser votre budget.


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