Immobilier : une baisse des prix annoncée.
Immobilier : une baisse des prix annoncée. |
Les professionnels de l'immobilier anticipent une baisse des prix des logements dans les prochains mois.Après les Notaires de l'Ile-de-France, c'est au tour de la Fnaim de pronostiquer un atterrissage du marché francilien, malgré une caractéristique tenace du marché local, la pénurie de logements. Pour l'heure, le ralentissement est modéré, plus marqué quand on s'éloigne vers les départements limitrophes. La refonte du PTZ+ devrait par ailleurs peser sur le marché de l'ancien dès janvier. Les Notaires et la fédération nationale de l'immobilier sont sur la même longueur d'ondes : l'immobilier francilien manifeste des signes de retournement depuis peu. Les effets de la crise commencent à agir sur la confiance des ménages, et rien ne laisse présager des lendemains meilleurs. C'est un euphémisme de dire que l'a période est peu propice à l'achat immobilier : au-delà du contexte économique passablement anxiogène, la remontée des taux de crédit (0,8 point sur un an), le durcissement des conditions d'accès au crédit entretenu par les banques et la campagne électorale qui engendre l'attentisme ne favorisent pas un climat idéal pour s'engager dans un projet immobilier. Dans les agences, l'augmentation du stock des biens et l'allongement de la durée de transaction sont les signes sensibles d'un blocage du marché.Le déséquilibre offre/demande se fait plus évident, malgré la pénurie de logements endémique pour la zone. Les vendeurs n'ont plus la main, comme il est coutume de dire, ils font désormais plus volontiers appel aux agents immobiliers pour vendre leur bien : le concours d'un professionnel est loin d'être superflu dans le contexte actuel. Dans la capitale, la durée moyenne de vente s'établit autour de 60 jours, contre 54 jours en début d'Anne et 38 jours au second trimestre 2010. Le marché semble retrouver les marques du début 2009.Cette érosion du marché devrait malheureusement se creuser en 2012. La suppression du PTZ+ dans l'ancien aura un effet dévastateur sur le volume des ventes. Cela concerne avant tout la Petite et la Grande Couronne où certaines agences réalisent 70% de leurs ventes grâce au prêt gratuit. Si l'Assemblée Nationale confirme l'éligibilité du PTZ+ réduite à l'immobilier neuf (le Sénat avait réintégré l'immobilier ancien dans le dispositif), la plupart des primo-accédants risquent d'être écartés du marché.
Gerard Mihranyan
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